« Comment avoir le pouvoir sans donner l’impression de l’avoir ? »
C’est la question qu’une manager que j’accompagne m’a posée en séance. Et juste derrière, une autre, plus troublante encore : peut-on avoir le pouvoir sans avoir le pouvoir ?
On a passé la séance à creuser. C’est quoi, le pouvoir, au juste ? Ça sert à quoi ? Pourquoi vouloir cacher qu’on l’a ? Qu’est-ce qui a besoin d’être protégé, là-dedans ?
Voilà ce qu’on a fini par démêler ensemble.
Un manager a bien un pouvoir d’agir. Des leviers de décision, un budget, une organisation à piloter. Ça, c’est réel.
Mais ce pouvoir ne porte pas sur la personne. Il porte sur la fonction qu’elle occupe.
Un collaborateur s’engage sur des missions le jour où il signe son contrat. Le manager, lui, a dans ses propres missions celle de piloter ces missions-là. Ce sont donc les fonctions qui sont reliées par un lien de subordination. Pas les personnes.
Sur le plan humain, on reste tous au même niveau. Et c’est exactement ce que ma cliente cherchait à préserver, sans arriver à le nommer.
D’ailleurs, croire qu’on a du pouvoir sur les gens, c’est une illusion. Tôt ou tard, ils le reprennent.
Merci à elle pour la richesse de l’échange.
Donc voici la question du jour pour les managers : Au quotidien, comment qualifiez-vous le pouvoir que vous exercez sur vos équipes ? Racontez-moi en commentaire.
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