En coaching, on parle avec les deux, histoire de bien les identifier. Ensuite, c’est plus facile d’apaiser le premier et de remercier le deuxième.
Ah pardon, j’ai oublié de vous les présenter.
Le premier, c’est ce colocataire installé dans votre tête qui n’a jamais payé un seul loyer. Il se fait l’écho inversé des injonctions, les fameux « drivers » : t’es comme ceci, sois comme cela, tu ne peux pas, tu ne sais pas, t’es pas à la hauteur…
Ses racines plongent souvent dans un lointain passé, ou dans un échec plus récent pas encore transformé en réussite. Et il s’oppose avec une belle persévérance à toute tentative de construire l’estime de soi, et bien sûr la confiance en soi.
Apaiser ce doute-là, c’est gagner en autonomie et en liberté. Dans le langage perché du coaching, on dira : renforcer sa sécurité ontologique. (Oui, ça fait toujours son petit effet en réunion.)
Le deuxième, c’est l’ami qui vous glisse « tu es sûr ? » juste avant que vous cliquiez sur « répondre à tous ». Il vous protège de vos certitudes. C’est le 5e accord toltèque (oui, oui, il y en a bien un cinquième) : laisser une place au doute en toute circonstance, c’est rester ouvert au monde, accueillir la vision de l’autre, s’enrichir et évoluer.
Le premier freine la construction de votre singularité, de votre identité. Le deuxième est le meilleur garant d’une vie faite d’apprentissage et de croissance.
En coaching, l’objectif peut être d’apprendre à les distinguer, puis à les doser, pour que l’un ne devienne pas l’autre ou, pire, ne se déguise en l’autre.
Car il y a quelqu’un qui joue très bien de la confusion entre les deux. Vous voyez de qui je parle ? On en discute en commentaire ?
Yannick, le coach des leaders alignés et inspirants.
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